Maurice a connu une année touristique record en 2025. Les recettes ont atteint environ 2,2 milliards de dollars américains, et le secteur hôtelier en a pleinement profité. Les hôtels ont affiché des taux d’occupation plus élevés, des séjours plus longs et des tarifs en hausse.
Début 2026, une vague de déclarations de dividendes a traversé les principaux groupes hôteliers de l’île. Lux Island Resorts a ouvert le bal le 22 janvier, porté par une occupation renforcée et une capitalisation boursière de Rs 6,65 milliards. New Mauritius Hotels, la société mère de Beachcomber Resorts, a suivi le 10 février avec une solide croissance du chiffre d’affaires et de l’EBITDA (bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciations et amortissements) dès les premiers mois de son exercice financier.
Attitude Property Ltd a déclaré Rs 0,35 par action le 4 février. Beachcomber Hospitality Investments a bouclé le cycle le 27 janvier. Quatre grands groupes, tous distribuant des dividendes en l’espace de quelques semaines. Ce n’est pas un hasard.
Les grandes marques s’installent
Quand les profits augmentent, l’intérêt international suit. RIU Hotels and Resorts s’apprête à ouvrir un complexe de trois hôtels sur la péninsule du Morne, après un investissement de soixante-dix millions d’euros pour adapter le site à son modèle tout compris. De son côté, Hilton a signé son premier Hilton Garden Inn à Phoenix, près du pôle d’affaires d’Ebène. Cet établissement de cent trente-cinq chambres cible les voyageurs d’affaires et offre un point d’entrée plus accessible sur le marché mauricien. L’ouverture est prévue fin 2026.
La montée du Lux-Scaping
Les habitudes de voyage évoluent également. Selon une étude de Marriott Bonvoy Research, soixante-quatre pour cent des voyageurs de la région EMEA réservent désormais un court séjour haut de gamme en début ou en fin de vacances. Le secteur appelle cette tendance le « lux-scaping ». La Génération Z et les Millennials mènent cette évolution, privilégiant les soins spa privés, les excursions en bateau sur mesure et les suites premium plutôt que des séjours prolongés à budget serré. C’est un choix d’intensité plutôt que de durée.
Pour une île déjà synonyme d’hospitalité de luxe, c’est un vent favorable à surveiller de près. Des recettes record, de nouveaux opérateurs internationaux et une clientèle qui privilégie de plus en plus la qualité plutôt que la durée. Maurice aborde 2026 avec le genre d’élan dont la plupart des destinations ne font que rêver.