AI City : un nouveau moteur pour l'immobilier mauricien

Editor-in-Chief août 05, 2026

Maurice a entrepris d'inscrire le Scheme AI City d'un cadre juridique formel à travers l'Economic and Financial Measures (Miscellaneous Provisions) Bill (No. XIII of 2026), présenté à l'Assemblée nationale le 28 juillet 2026, qui met en œuvre les mesures annoncées dans le Discours du Budget 2026 à 2027. L'objectif affiché du régime est de bâtir un pôle spécialisé dans la technologie et l'innovation, d'attirer les fondateurs de start-up en intelligence artificielle ainsi que les entreprises technologiques, et de soutenir l'investissement dans l'IA, les secteurs numériques, les infrastructures informatiques de pointe et l'industrie manufacturière avancée.

Du point de vue immobilier, le régime AI City donne aux investisseurs une nouvelle raison d'avoir besoin d'espace physique à Maurice, plutôt que de s'appuyer uniquement sur le tourisme et sur la demande résidentielle traditionnelle. Si le gouvernement parvient à attirer des entreprises d'IA et leurs équipes hautement qualifiées, les grands gagnants seront vraisemblablement le foncier situé autour de la zone AI, les bureaux de catégorie A, les appartements avec services, le logement pour cadres et les actifs hôteliers capables d'accueillir une main-d'œuvre plus internationale.

Les documents budgétaires et les documents d'orientation évoquent également une zone économique spéciale dédiée à Côte d'Or, ainsi que des mesures telles que les droits de propriété pour les étrangers, un tarif électrique spécifique pour les centres de données, des allègements fiscaux et la récupération de la TVA sur les bâtiments et les biens d'équipement.

Il s'agit d'intentions annoncées et non de droits acquis : le projet de loi laisse les activités éligibles, les incitations fiscales et les droits de propriété rattachés au dispositif à être prescrits par voie réglementaire, l'Economic Development Board étant appelé à administrer le dispositif une fois celui-ci entré en vigueur. Les investisseurs et les promoteurs doivent donc considérer ces détails comme indicatifs tant que les règlements ne sont pas publiés dans le Government Gazette. 

Les entreprises d'IA amènent généralement des équipes spécialisées hautement qualifiées aux côtés des fondateurs, ce qui devrait à son tour soutenir la demande de bureaux, d'appartements avec services et de logements pour cadres si le régime attire de véritables projets.

Le potentiel ne se limite pas à l'immobilier commercial. Le paquet de réformes plus large comprend des mesures destinées aux investisseurs étrangers de long séjour et à forte valeur, susceptibles de renforcer la demande locative ainsi que certains projets résidentiels situés dans des zones bien connectées et attractives pour les professionnels internationaux.

Pour l'heure, le cadre demeure un projet de loi, et les activités éligibles, les incitations ainsi que les droits de propriété restent à être prescrits par voie réglementaire. Le véritable test sera donc de voir si des projets, des locataires et des investisseurs concrets se dirigent vers la zone AI au cours des prochaines années.

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