Les prix des maisons et des appartements à Maurice ont augmenté entre avril et juin 2026, après le recul enregistré à la suite de leur précédent sommet en 2025. Ils restent toutefois presque inchangés par rapport à la même période un an plus tôt, selon le dernier rapport de Statistics Mauritius.
Une hausse trimestrielle plus forte
L’indice des prix de l’immobilier résidentiel, qui suit l’évolution des prix à partir des ventes enregistrées de maisons et d’appartements, a progressé de 3,3% entre le premier et le deuxième trimestre de 2026. Cette hausse succède à une augmentation plus modérée de 1,3% au premier trimestre.
L’indice a atteint 248,9, contre 240,9 au premier trimestre. Il ne dépasse cependant que de 0,4% son niveau d’avril à juin 2025. La hausse sur un an a donc ralenti par rapport aux 1,0% enregistrés au premier trimestre, malgré une progression plus forte sur les trois derniers mois.
Ces comparaisons montrent deux évolutions différentes : les prix ont sensiblement augmenté sur les trois derniers mois, mais ont peu changé sur un an.
L’influence des biens vendus
Les types de logements vendus peuvent modifier la tendance générale des prix. Une proportion plus importante de biens chers et moins de logements bon marché peuvent faire monter le prix moyen des ventes sans que chaque catégorie de logement devienne plus chère.
Pour tenir compte de ces différences, Statistics Mauritius regroupe les transactions selon le type de bien, maison ou appartement, les achats locaux ou étrangers et la zone géographique lors du calcul de l’indice.
Dans son rapport du premier trimestre, l’organisme indiquait que la répartition entre les biens standard et haut de gamme était restée globalement stable. Les variations de l’indice semblaient donc surtout refléter des changements de prix au sein de ces catégories, plutôt qu’une hausse de la proportion d’achats plus coûteux. Le dernier rapport ne fournit pas d’analyse équivalente pour le deuxième trimestre.
Seul un résultat national est publié pour Maurice. Les chiffres ne permettent donc pas d’identifier les régions ou les types de biens ayant enregistré les plus fortes hausses.
Un rattrapage, sans nouvelle flambée
L’indice avait atteint 247,8 entre avril et juin 2025, avant de retomber à 234,5 entre juillet et septembre, puis de remonter à 237,7 en fin d’année. Il a ensuite progressé à 240,9 entre janvier et mars 2026, puis à 248,9 entre avril et juin, dépassant légèrement son précédent sommet.
Les derniers résultats montrent donc que les prix ont retrouvé le terrain perdu, plutôt que largement dépassé les niveaux de l’année dernière. La poursuite de cette reprise reste incertaine : le rapport ne présente aucune prévision et les chiffres demeurent provisoires.